Une phrase simple que je me répète lorsque je sens que je m'éloigne de moi-même. Un rappel pour revenir à l'essentiel, retrouver confiance et me souvenir que tout est déjà là, quelque part en moi.
Il y a une phrase qui m'accompagne depuis quelque temps.
Une phrase simple.
Une phrase que je me répète lorsque je sens que je m'éloigne de moi-même.
"J'accueille et je me permets."
Je la considère un peu comme un mantra.
Je la retrouve souvent dans les périodes où je me laisse happer par le faire.
Lorsque les journées s'enchaînent.
Lorsque les listes s'allongent.
Lorsque je commence à croire que ma valeur dépend de tout ce que je réussis à accomplir.
Alors je m'arrête un instant.
Et je reviens à cette phrase.
Je m'accueille.
J'accueille ce qui est là.
La fatigue.
Les doutes.
Les peurs.
Les émotions qui me traversent.
Les élans aussi.
Sans chercher à tout corriger immédiatement.
Sans me demander comment devenir une meilleure version de moi-même.
Simplement en reconnaissant ce qui est présent.
Puis je me permets.
Je me permets de ralentir.
Je me permets de ressentir.
Je me permets de dire non.
Je me permets de sortir de certaines attentes ou de certaines cases qui ne me correspondent plus.
Je me permets d'être davantage moi-même.
Avec le temps, j'ai réalisé que la confiance ne naît pas toujours de nouvelles certitudes.
Elle grandit souvent lorsque nous cessons de lutter contre nous-mêmes.
Lorsque nous apprenons à accueillir ce qui est déjà là.
Parce que tout n'est pas à construire.
Toutes nos ressources ne sont pas à inventer.
Tout notre potentiel n'est pas à créer.
Une grande partie est déjà présente.
Parfois discrète.
Parfois oubliée.
Parfois recouverte par les peurs, les conditionnements ou les expériences de vie.
Mais elle est là.
Et peut-être que se faire confiance commence simplement par cela : s'accueillir suffisamment pour se permettre d'avancer.
Pas à pas.
À son rythme.
Vers une version de soi qui n'est pas nouvelle, mais plus libre d'être pleinement elle-même.