Et si nous avions oublié de nous écouter ?

Silhouette marchant sur un chemin au coeur de la nature

Nous vivons dans une société qui valorise l'action, la performance et la réussite. À force de répondre aux attentes extérieures, il devient parfois difficile d'entendre ce qui se passe réellement en nous. Et si revenir à soi commençait simplement par reconnaître ce qui nous en a éloignés ?

Je crois que beaucoup d'entre nous portent aujourd'hui une même fatigue.

Pas seulement celle du corps.

Une fatigue plus profonde. Celle qui apparaît lorsque l'on passe trop de temps à vivre loin de soi-même.

Pourtant, nous ne nous sommes pas perdus par hasard.

Nous avons grandi dans une société qui valorise la performance, la productivité, la réussite, la vitesse. Très tôt, nous apprenons à répondre aux attentes, à être efficaces, à faire toujours un peu plus.

Nous apprenons à agir.

Beaucoup moins à ressentir.

À écouter notre rythme.

À honorer nos besoins.

À reconnaître ce qui est réellement vivant en nous.

À cela s'ajoutent notre histoire personnelle, nos blessures, nos croyances, les schémas hérités de notre famille, parfois même des mémoires plus anciennes qui nous accompagnent sans que nous en ayons conscience.

Au fil du temps, nous construisons des stratégies pour nous adapter.

Certaines nous protègent.

D'autres finissent par nous éloigner de nous-mêmes.

Alors le vivant trouve parfois une autre façon de se faire entendre.

Un épuisement.

Une perte de sens.

Une séparation.

Une maladie.

Un burn-out.

Un évènement qui vient bousculer nos certitudes et nous oblige à regarder ce que nous ne pouvions plus continuer à ignorer.

Ces moments sont rarement confortables.

Il sont parfois douloureux.

Et pourtant, ils marquent souvent le début d'une rencontre.

La rencontre avec soi-même.

Je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'attendre que la vie nous mette à genoux pour commencer à nous écouter.

Mais je crois que ces passages ont quelque chose à nous apprendre.

Ils nous invitent à ralentir.

À questionner ce qui dirige réellement nos choix.

À distinguer ce qui nous a été transmis de ce qui nous appartient vraiment.

À reprendre progressivement notre pouvoir.

Non pas pour devenir quelqu'un d'autre.

Mais pour retrouver ce qui a toujours été là, sous les couches d'adaptation accumulées au fil des années.

Peut-être est-ce simplement un chemin.

Un chemin qui commence souvent par une prise de conscience.

Et qui se poursuit, pas après pas, vers davantage de présence, de liberté et d'alignement.


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